Veence Hanao & Le Motel

Hip hop

Belgique

BIO

Un parking, une robe courte, puis des fantômes de l’autre côté d’un pare-brise embué : voici le décor d’où nous parviennent, sur le fil, les premiers mots de Veence Hanao après quatre ans de silence.

Verbe nonchalant, parlé puis vaguement chanté dans une langue qui va soudain se faire foutre, l’auteur oscille entre parole fauve et poésie. Ça dépend du breuvage. Ça dépend des rencontres.
La jungle est urbaine, les yeux chargés, le romantisme bruyant. Loin des obsessions formelles et thématiques d’un genre en pleine hype, celui que les Inrocks voyaient lors de son précédent opus comme « la perle rare du rap francophone » raconte, sans masque ni posture, champ et hors-champ d’une existence lambda.

On y croise des filles, des doutes, des derniers verres et puis l’errance. Des amis qui vont mal, la rue, le chant des moineaux et un putain de premier tram. Des textes écrits dehors, dictaphone à la main ; d’autres sur la peau de Mélusine, chanson d’amour aux premiers jours chaotiques. Parce qu’au bord de la rupture, la lumière.
Cette lumière, on la doit notamment aux écrins musicaux dans lesquels viennent se loger les histoires du rappeur. Un travail d’orfèvre réalisé par Le Motel, producteur récemment plébiscité pour les projets Morale I et Morale II en duo avec Roméo Elvis. Virgules électro, piano dézingué, nappes synthétiques, l’architecte sonore réussit la synthèse de l’électronique frontal et de l’organique intimiste.

DISCOGRAPHIE

2018 : Bodie – album (Speakeasy)

DATES